Traitement d'une phobie des insectes avec EFT - Transcrit de session
Transcrit de la session EFT avec "Madi" sur sa phobie des insectes volants. Session qui a duré environ une heure et demie.
Sophie : Raconte-moi un peu comment ça s'est passé.
Madi : J'étais pas comme ça quand j'étais petite. C'est arrivé plus tard quand je suis venue ici à Las Vegas.
Sophie : Mais la dernière fois quand tu as eu ce bouton de fièvre, vous étiez ...
Madi : On était à Sedona, on était au resto, assises dehors et puis tout d'un coup j'entends un gros truc - comme un hélicoptère, ici ils appellent ça un "June Bug" mais je ne sais pas comment ça s'appelait et puis je l'entends venir. Ça fait un bruit super fort et tout d'un coup je vois un gros machin noir et ça me vient dessus. Je ne sais pas si c'est parce que j'étais habillée en jaune ou si c'était les cheveux ou mon odeur mais ça ne me lâchait pas et puis personne ne faisait rien autour de moi. Il y avait maman et moi et puis deux femmes derrière nous et puis il y avait trois serveurs et tout le monde était là en train de me regarder et personne n'a rien fait pour faire sortir l'insecte. Je me cachais les yeux, je tournais la tête à droite et à gauche. Et puis ça a duré à peu près une minute. Maman à la fin lui a soufflé dessus. Elle avait peur de le toucher aussi, elle lui soufflait dessus et il est parti. Alors là je me trouvais drôle et je rigolais de ma tête et en même temps je pleurais. C'était pleurer et rigoler - incontrôlable. Je n'arrivais pas à m'arrêter et au bout d'un moment c'est parti.
Sophie : quand tu me racontais cette histoire, qu'est-ce que tu ressentais ? De la peur ?
Madi : un peu de ... ah tu sais, comme quand on frotte des pierres ensemble.
Sophie : de l'électricité ?
Madi : juste un peu d'électricité mais n'empêche j'avais envie de rigoler. Je trouve ça drôle comme histoire. Avoir peur d'un insecte.
Sophie : ton énorme bouton de fièvre alors il a poussé instantanément ?
Madi : oui une seconde après.
Sophie : est-ce que l'insecte est revenu ?
Madi : non il est parti pour de bon. Dès qu'il est parti je me suis touché la lèvre. Il y avait deux petits boutons. Tout petit. Moi je pensais que c'était des boutons que j'avais pas remarqué. Je fais à maman : "Il y a des boutons que j'ai pas remarqué tout à l'heure" et puis alors ça c'est accumulé. Un, deux, trois, quatre, cinq, pop, pop, pop, pop, pop, comme ça. Dix minutes après j'avais un gros bouton de fièvre.
Sophie : et ensuite vous avez dîné normalement ? C'était le soir ?
Madi : le resto ouvrait à cinq heures trente alors on a commencé à dîner vers six heures. Le gros machin est arrivé avant qu'on soient servies. On a discuté avec les femmes derrière. Elles ont rigolé aussi de ma tête; puis le reste de la soirée, c'était bien. Ma mère me fait : "Ah t'es grave toi. Il faut faire quelque chose !"
Sophie : bon nous y voilà ! Alors je vais te demander de fermer les yeux et de te remémorer la scène et de me dire l'impression qu'elle te donne. Est-ce que tu arrives à faire monter quelque chose ? Est-ce que tu ressens quelque chose dans ton corps ?
Madi : c'est sur le moment. Hier soir j'ai ouvert la porte et il y avait un cafard sur le mur à coté de la porte. Pas directement devant moi. C'était pas un obstacle pour passer. Alors ça allait, j'avais l'oeil dessus. J'ouvre la porte, j'entre, je fais : "Oh ça va bien" et puis à peine je suis à travers la porte, le truc, il a volé vers moi. Ça c'était hier soir.
Sophie : ils sont vraiment attirés par toi (rires).
Madi : je saute en courant. Ma mère me fait: "Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ?". J'ai claqué la porte derrière moi mais on n'a pas trouvé de cafard. Il s'est sans doute envolé au moment où je me suis dit : "ça y est il ne va pas me sauter dessus".
Sophie : bon, bien, bien, on va commencer ... répète derrière moi ... Point Karaté : "Même si tous ces insectes volants qui me sautent dessus me font peur je m'aime et je m'accepte malgré tout avec toutes mes peurs et j'ai bien raison d'avoir peur parce que ces insectes n'ont aucune raison de me voler autour parce que j'ai peur et malgré mes peurs je m'aime et je m'accepte complètement. Et même si j'ai cette peur bleue des insectes qui volent autour de moi je ne sais pas ce qui leur prend de tous vouloir voler autour de moi (rires de Madi) je m'aime et je m'accepte complètement. Et même si j'ai cette peur bleue des insectes, je m'accepte complètement. » Dessus de la tête : tous ces insectes qui me volent autour ... Sourcil : tous ces insectes qui me volent autour ... Coin de l'oeil : tous ces insectes qui sont attirés par moi ... Sous l'oeil : tous ces insectes qui me font peur ... Sous le nez : je ne veux pas qu'ils volent autour de moi ... Creux du menton : mais je n'ai aucun contrôle ... Clavicule : ces insectes me volent autour ... Sous le bras : ces gros insectes qui volent droit sur moi ... Sous le sein : ces insectes qui me viennent droit dessus ... Dessus de la tête : encore hier soir ... Sourcil : cet insecte qui m'arrivait droit dessus ... Coin de l'oeil : c'était un cafard ... Sous l'oeil : un ignoble cafard ... Sous le nez : il me volait droit dessus ... Creux du menton : comme à Sedona ... Clavicule : j'ai eu peur ... Sous le bras : j'ai eu très peur ... Sous le sein : j'ai eu très peur... Dessus de la tête : n'importe qui aurait eu peur ... Sourcil : il n'y a rien de bizarre avec moi ... Coin de l'oeil : n'importe qui aurait eu peur ... Sous l'oeil : il y en a même d'autres qui auraient hurlés ... Sous le nez : mais moi j'ai pleuré ... Creux du menton : mais moi j'ai pleuré ... Clavicule : il y en a d'autres qui auraient hurlés ... Sous le bras : mais moi j'ai pleuré ... Sous le sein : j'ai pleuré ... Dessus de la tête : cet insecte énorme qui me tournait autour ... Sourcil : cet insecte énorme qui m'est arrivé dessus ... Coin de l'oeil : cet insecte énorme qui m'est arrivé droit dessus ... Sous l'oeil : et je ne savais pas quoi faire ... Sous le nez : personne pour m'aider ... Creux du menton : personne ne m'a aidée ... Clavicule : je me suis retrouvée toute seule à essayer de me défendre ... Sous le bras : contre cette bête énorme ... Sous le sein : qui me volait autour ...
Prends une respiration profonde. Et dis moi ... essaie de revoir la scène ... qu'est-ce que tu ressens maintenant ... qu'est-ce-que ça te rappelle cette scène ?
Madi : je faisais confiance aux gens autour de moi pour m'aider ...
Sophie : et les gens ne t'ont pas aidée ?
Madi : non, ils ne comprenaient pas.
Sophie : comment est-ce que tu t'es sentie quand personne ne t'a aidée ?
Madi : les brefs moments où j'ai pu ouvrir les yeux, je les voyais debout à me regarder.
Sophie : qu'est-ce que t'as pensé ?
Madi : la première chose que je me suis dit c'est "en France quelqu'un m'aurait aidée".
Sophie : Alors, allons-y ... Point Karaté : "Même si personne ne m'a aidée alors que c'était évident que j'avais besoin d'aide, je m'aime et je m'accepte complètement même si personne ne m'a aidée. Même si j'avais vraiment besoin d'aide et qu'une fois de plus je n'ai pas reçu l'aide que j'attendais des autres, je m'aime et je m'accepte complètement. Même si les gens autour de moi restaient les bras ballants alors qu'ils auraient vraiment pu m'aider, d'ailleurs en France ils l'auraient fait, mais ici en Amérique, on ne le fait pas, je m'aime et je m'accepte complètement." Dessus de la tête : L'Amérique c'est pas la France ... Sourcil : en Amérique on ne trouve pas le même genre d'aide qu'en France ... Coin de l'oeil : ici on ne m'aide pas ... Sous l'oeil : en France j'avais du soutien ... Sous le nez : en Amérique j'en ai pas ... Creux du menton : en Amérique j'ai pas de soutien ... Clavicule : en tous cas pas le même soutien que j'avais en France ... Sous le bras : ces gens qui me regardaient me débattre ... Sous le sein : dans une situation que je jugeais dangereuse ... Dessus de la tête : j'avais vraiment besoin d'aide ... Sourcil : mais les gens me regardaient les bras ballants ... Coin de l'oeil : ils en avaient rien à faire ... Sous l'oeil : ils en avaient absolument rien à faire ... Sous le nez : ils voyaient bien que j'avais besoin d'aide ... Creux du menton : mais ils ne faisaient rien pour m'aider ... Clavicule : ils ont pas bougé le petit doigt ... Sous le bras : c'est pas en France qu'on aurait fait ça ... Sous le sein : en France je reçois de l'aide ... Dessus de la tête : ici en Amérique j'en ai pas ...
Prends une respiration profonde. Revois les gens qui ne t'aidaient pas. Comment ça va ? Qu'est-ce que tu ressens maintenant ?
Madi : pas grand chose parce que je sais que c'est dans ma tête ... eux savaient ... ils étaient peut-être habitués ...
Sophie : et toi, comment tu te sens maintenant par rapport à ça, parce que là maintenant tu es en train de rationaliser, mais toi, qu'est-ce que ça te fait encore qu'on ne t'ai pas aidée ?
Madi : je pense que je n'étais pas comprise ... eux ils pensaient que ... c'est pas grave pour eux ... donc c'est pas grave pour moi ... mais c'est grave pour moi.
Sophie : donc t'étais incomprise ?
Madi : oui ..
Sophie : alors, allons-y ... Point Karaté : "Même si de toute évidence personne ne me comprenait et pensait que je faisais trop d'histoire pour pas grand chose parce qu'ils avaient peut-être l'habitude de voir ces bêtes là ... mais moi j'en avais une peur bleue ... et une fois de plus je me suis sentie incomprise ... et de toute évidence on ne me comprenait pas, je m'aime et je m'accepte complètement. Même s'il y a plein de situations dans ma vie où je me sens complètement incomprise, je m'aime et je m'accepte complètement, même si de toute évidence on ne me comprend pas, même quand les sources de ma souffrance sont évidentes, je m'aime et je m'accepte complètement." Dessus de le tête : on ne me comprend pas ... Sourcil : même quand c'est évident et que ça se voit comme le nez au milieu de la figure, on ne me comprend pas ... Coin de l'oeil : même si ma souffrance est évidente ... Sous l'oeil : autour de moi on ne me comprend pas ... Sous le nez : autour de moi on ne me comprend pas ... Creux du menton : je suis une incomprise ... Clavicule : on ne me comprend pas ... Sous le bras : et cette situation d'insecte démontre bien la façon dont je suis incomprise ... Sous le sein : je suis incomprise ...
Prends une respiration profonde. Qu'est-ce-que ça te rappelle dans la vie de tous les jours depuis que tu es arrivée ici à Las Vegas ... tu dis que cette peur des insectes t'a prise quand tu es arrivée ... c'est quand ... c'est quoi la première fois ?
Madi : on sortait de la piscine avec "Bridget", Maman et "Samy". On faisait juste une marche après le dîner ... donc on était près de la piscine ... il faisait nuit ... et ils avaient arrosé la pelouse ... alors tous les cafards étaient sur le passage. Il y en avait un, deux, trois, puis tout à coup il y en avait trop et j'ai commencé à crier et j'ai sauté sur ma soeur ...
Sophie : OK, alors vas-y, frappe le point de la clavicule, là, pendant que tu racontes cette histoire ... alors commence depuis le début ... bon, vous étiez en train de vous promener ...
Madi : oui ... on faisait le tour de la maison ...
Sophie : donne-moi un niveau de détresse quand tu te remémores ce souvenir ... une évaluation ... par exemple disons que 10 serait un niveau de peur intense ou de détresse intense ...
Madi : juste 0 peur, un peu de dégoût et tout d'un coup là ça a cliqué jusqu'à 10 et depuis ce jour là ...
Sophie : recommence l'histoire ... tu te promenais avec ta mère, ta soeur ...
Madi : oui, je me promenais avec la famille après le dîner et on était autour de la piscine ...et puis ils avaient commencé à arroser la pelouse et puis toute l'eau faisait sortir les cafards jusqu'au passage ...
Sophie : alors là, tu les vois les cafards ?
Madi : comme des petits points.
Sophie : voilà, alors vas-y ... Point Karaté : "Même s'il y avait tous ces cafards autour de moi qui courraient dans tous les sens et j'ai eu si peur et j'étais si dégoûtée, je m'aime et je m'accepte complètement malgré tout et même si ces cafards sortaient de partout, il y en avait partout, partout, des points noirs partout qui sont encore dans ma mémoire et qui me font si peur et qui me dégoûtent, je m'aime et je m'accepte complètement avec tout le dégoût qui m'habite, avec toutes les peurs qui m'habitent, c'est vrai que de voir des centaines de cafards sortir c'est bien dégoûtant et je m'accepte avec tout le dégoût que je ressens." Dessus de la tête : cette image qui me reste en mémoire ... Sourcil : tous ces cafards, il y en avait partout ... Coin de l'oeil : tous ces cafards, il y en avait partout, ils sortaient de partout, c'était comme dans un film d'horreur ... Sous l'oeil : tous ces cafards, il y en avait partout, ils arrivaient de tous les cotés, c'était dégoûtant, comme dans un film d'horreur ... Sous le nez : tous ces cafards, il y en avait des milliers, ils avançaient vers moi ... Creux du menton : tous ces cafards, c'était vraiment dégoûtant, je ne savais pas quoi faire ... Clavicule : tous ces cafards, tous ces cafards qui avançaient vers moi ... il y en avait des milliers ... ils sortaient sur le chemin ...c'était comme dans un film d'horreur. Sous le bras : tous ces cafards qui sortaient dans tous les sens ... je les voyais marcher dans tous les sens ...
Sophie : comment est-ce que tu expliquais ça ? Ils étaient noirs, ils étaient ...
Madi : je ne sais pas ... ils te rentrent dedans ... ils ont peur et au lieu de partir de l'autre coté, ils te voient pas en fait ... et puis ils te rentrent carrément dedans ...
Sophie : alors là tu avais tous ces cafards qui étaient prêts à te monter dessus ?
Madi : oui, et ils ne le savaient même pas ...
Sophie : oui ...
Madi : oui ...
Sophie : alors, vas-y ... Sous le sein : tous ces cafards qui ne me voyaient même pas ... qui ne comprenaient pas ma peur ... j'étais invisible ... tous ces cafards dégoûtants ... Continue à frapper le point. Prends maintenant une respiration profonde et l'image de tous ces cafards, tu l'as encore ?
Madi : oui.
Sophie : alors, qu'est-ce-que tu as fait ... tu as crié ?
Madi : je ne me souviens pas exactement si j'ai crié mais j'ai sauté dans les bras de ma soeur ...
Sophie : alors tu vois tous ces cafards autour de toi et qu'est-ce que tu te dis ?
Madi : en fait maintenant que j'y pense avec le tapping, je crois que c'est le fait qu'ils forcent leur direction, je sens que je suis forcée de les supporter alors que je ne veux pas.
Sophie : Voilà, alors ... Point Karaté : "Même si une fois de plus je voulais aller dans une direction et qu'on m'obligeait à aller dans l'autre, et que ça me dégoûtait mais je n'avais pas le choix, tous ces cafards qui m'arrivaient dessus, qui ne faisaient pas attention à moi, je voulais avancer dans une direction et eux me repoussaient dans l'autre, je m'aime et je m'accepte complètement. Même si je me sens tout à fait sans pouvoir, que des milliers de cafards ont plus de pouvoir que moi, je m'aime et je m'accepte complètement." Dessus de la tête : cette nuée de cafards ... Sourcil : j'avais aucun pouvoir ... Coin de l'oeil : ils avançaient vers moi ... Sous l'oeil : ils ne me voyaient pas ... Sous le nez : ma présence ne les dérangeait pas ... Creux du menton : ils avançaient où ils voulaient aller ... et moi je ne comptais pas ... Clavicule : il n'y a qu'eux qui comptent ... Sous le bras : il n'y a qu'eux qui comptent ... Sous le sein : il n'y a qu'eux qui comptent ... Dessus de la tête : tous ces cafards qui allaient où ils voulaient aller ... Sourcil : même en me passant sur le corps s'il le fallait ...Coin de l'oeil : ils ne bougeaient pas d'un iota en suivant leur direction ... ils allaient où ils voulaient ...Sous l'oeil : même en me passant sur le corps ... Sous le nez : je n'avais aucun contrôle sur la situation ... Creux du menton : absolument aucun contrôle sur la situation ... Clavicule : ces cafards avaient le contrôle sur ma vie ... Sous le bras : ces cafards avaient le contrôle sur moi ... Sous le sein : ces cafards avaient le contrôle sur mon corps ... Dessus de la tête : j'avais perdu le contrôle ... Sourcil : j'ai perdu le contrôle ... Coin de l'oeil : j'ai perdu le contrôle ... Sous l'oeil : personne ne fait attention à moi ... Sous le nez : personne ne tient compte de moi ... Creux du menton : personne ne m'aide ... Clavicule : c'est comme si je ne comptais pas ... Sous le bras : c'est comme si je ne comptais pas ... Sous le sein : c'est comme si je ne comptais pas ...
Prends une respiration profonde, et ces cafards, comment tu les vois maintenant ?
Madi : la vue que j'avais d'eux, c'est pas que je ne comptais pas, c'est juste dans leur panique tout d'un coup ils commencent à courir dans tous les sens et c'est là qu'ils vous montent dessus ...
Sophie : et là, ils te sont monté dessus ?
Madi : je ne me souviens pas. Je ne crois pas, peut-être le bout du doigt de pied. Ça je ne m'en souviens pas mais ça aurait pu arriver ...
Sophie : alors comment est-ce que t'as réagit ?
Madi : je ne veux pas leur marcher dessus ...
Sophie : mais est-ce que tu as crié ... tu as pleuré ?
Madi : je n'ai pas pleuré la première fois parce que c'était quelque chose de nouveau ...
Sophie : alors les gens autour de toi, ta mère, ta petite famille, ils ont réagit comment ?
Madi : pour eux ça n'avait pas beaucoup d'importance ... mais ma soeur, ma demie-soeur, elle m'a portée jusqu'à la maison ...
Sophie : ah bien, c'était plutôt gentil ... alors tu as reçu de l'aide là ...
Madi : oui, mais ça m'a quand même surprise d'avoir cette réaction ...
Sophie : raconte-moi à nouveau toute l'histoire et dès que tu sens quelque chose qui te dérange tant soit peu dans ce que tu vas me raconter ...
Madi : je crois que j'ai compris ce qui me dérangeait ... je n'aime pas être envahie ...il me faut mon espace et il faut me donner le temps de réfléchir à ce que je veux ou que je ne veux pas ... là je n'ai pas eu le temps ... c'est ce que je viens de remarquer ...
Sophie : alors cette sensation, donne-moi un chiffre entre 1 et 10 sur cette sensation qu'on a envahi ton espace ...
Madi : oh là, là, j'aime pas ça du tout ...
Sophie : alors maintenant c'est quoi ?
Madi : un 10.
Sophie : bon, allons-y ... Point Karaté : "Même si je déteste qu'on m'envahisse et de ne plus avoir d'espace à moi, je m'aime et je m'accepte complètement. J'accepte entièrement tous mes besoins d'avoir autant d'espace qu'il me faut. Et même si j'ai manqué d'espace et que je me suis sentie envahie par cette nuée de cafards et bien d'autres choses depuis que je suis arrivée à Las vegas, je m'aime et je m'accepte complètement avec toutes mes sensations d'étouffement, avec toutes mes sensations de manquer d'espace, avec toutes mes sensations d'être envahie." Dessus de la tête : cet envahissement ... Sourcil : depuis que je suis arrivée à Las Vegas j'ai manqué d'espace ... Coin de l'oeil : ce manque d'espace ... Sous l'oeil : je me suis sentie envahie ... Sous le nez : je me suis complètement sentie envahie ... Creux du menton : je n'ai plus mon espace à moi ... Clavicule : en France j'avais tout l'espace qu'il me fallait ... Sous le bras : en France j'avais ma mère à moi toute seule ... Sous le sein : en France j'avais tout l'espace qu'il me fallait ... Dessus de la tête : aux USA on m'a envahie ... Sourcil : aux USA je n'ai plus mon espace ... Coin de l'oeil : ici on m'a envahie ... Sous l'oeil : ici on m'a tout pris ... Sous le nez : ici je n'ai aucun contrôle ... Creux du menton : j'ai aucun contrôle ... Clavicule : on m'a envahie ... Sous le bras : on m'a envahie ... Sous le sein : on m'a envahie ... Dessus de la tête : je ne veux pas qu'on m'envahisse ... Sourcil : j'ai besoin d'espace pour m'épanouir ... Coin de l'oeil : j'ai vraiment besoin d'espace ... Sous l'oeil : j'ai le droit de me donner de l'espace ... Sous le nez : j'ai le droit de contrôler ma vie ... Creux du menton : j'ai le droit de contrôler l'espace qu'il me faut ... Clavicule : non je n'ai pas le droit ... Sous le bras : on m'envahie ... Sous le sein : on m'envahie ... Dessus de la tête : j'ai aucun contrôle ... Sourcil : j'ai absolument aucun contrôle … Coin de l'oeil : on m'a envahie ... Sous l'oeil : j'ai été obligée de me laisser envahir ... Sous le nez : on m'a pris tout mon espace ... Creux du menton : j'ai rien pu faire pour me protéger ... Clavicule : alors quand j'ai vu tous ces cafards arriver sur moi ... Sous le bras : envahir mon espace ... Sous le sein : j'ai été prise de terreur ... Dessus de la tête : la même terreur que j'ai ressenti quand on m'a volé mon espace dans les vraies situations de ma vie ... Sourcil : une terreur que je n'ai pas pu exprimer alors ... Coin de l'oeil : parce que je suis trop gentille ... Sous l'oeil : parce que ce ne sont pas des choses qu'on fait ... Sous le nez : parce qu'on n'a pas le droit d'exprimer ce genre d'émotions ... Creux du menton : il faut tout partager ... Clavicule : il faut tout donner ... Sous le bras : il faut se laisser envahir sans rien dire ... Sous le sein : avec le sourire ... Dessus de la tête : mais là j'avais le droit de hurler ... Sourcil : tous ces cafards qui m'arrivaient dessus ... Coin de l'oeil : tous ces cafards qui me volaient mon espace ... Sous l'oeil : là j'avais le droit de crier ... Sous le nez : de m'exprimer ... Creux du menton : ça m'a fait un bien fou ... Clavicule : c'est pour ça que j'ai gardé cette envie de hurler chaque fois que je vois un insecte me voler autour ...qui me vole dessus ... ça me fait du bien ... Sous le bras : ça me fait du bien d'avoir peur des insectes ... Sous le sein : ça me fait du bien ... Dessus de la tête : je peux m'exprimer ... Sourcil : ça me donne le droit de m'exprimer ... Coin de l'oeil : ça me donne le droit d'exprimer mes émotions ... Sous l'oeil : sans qu'on me juge vraiment ... Sous le nez : à part ces deux bonnes femmes qui ne faisaient rien pour m'aider ... Creux du menton : qui me regardaient comme deux idiotes ... Clavicule : qui n'ont rien fait pour m'aider ... Sous le bras : alors qu'avec cette histoire de cafard ... Sous le sein : au moins ma soeur m'a portée ... Dessus de la tête : ma soeur m'a aidée ... Sourcil : alors que maintenant on ne m'aide même plus ... Coin de l'oeil : alors j'ai autant intérêt à laisser tomber cette peur des insectes et de l'oublier ... Sous l'oeil : de ne plus m'en servir ... Sous le nez : je n'en ai plus besoin ... Creux du menton : elle ne me sers plus à rien ... Clavicule : parce que depuis que je suis arrivée aux États-Unis j'ai grandi, je peux mieux m'exprimer ... Sous le bras : si j'ai besoin d'espace je peux me le donner ... Sous le sein : alors qu'à l'époque je ne pouvais pas me le donner, mais maintenant je peux me donner tout l'espace que je veux, de mieux en mieux, maintenant que je rentre dans l'âge adulte plus personne ne m'envahira parce que j'ai le contrôle sur ma vie ...
Prends une respiration profonde et revois tous ces cafards qui t'arrivaient dessus. En fait raconte-moi la scène encore une fois, et puis si tu as des choses qui montent, dis-le moi ...
Madi : alors, on marchait Bridget et moi devant. Ma mère et Samy derrière et puis les cafards il y en a qui étaient posés et il y en avait qui sortaient des cotés.
Sophie : alors là quand tu vois cette image, qu'est-ce-que ça te fait ? Est-ce que ça te donne le même sentiment de répulsion et de perte de contrôle ... comment tu te sens ? Est-ce qu'il y a encore une petite pointe de quelque chose qui te dérange ? On fera du tapping dessus, c'est que le travail n'est pas terminé, la charge émotive n'est pas tout à fait guérie.
Madi : non, je crois que ça va ...
Sophie : alors continue maintenant l'histoire, donc tu avais tous ces cafards autour de toi qui de toute évidence ne te voyaient pas ...
Madi : ils ne me voyaient pas et il y en avait que je ne voyais pas non plus et puis c'était des petits points noirs qui sursautaient et commençaient à courir dans tous les sens ...
Sophie : donc quand tu vois cette image, quel effet ça te fait ?
Madi : rien.
Sophie : alors que tout à l'heure ça t'aurait fait quelque chose et maintenant c'est fini ?
Madi : oui, rien.
Sophie : mais c'est normal. Tout ça c'était ancré dans ton système énergétique, toute cette scène était ancrée, toutes les informations, toutes les peurs, toutes les décisions que tu as prises à ce moment là, tout s'est ancré dans ton système énergétique ce qui fait qu'à chaque fois que tu as un insecte qui vient voler vers toi, tout ... c'est comme un programme si tu veux, comme une cassette enregistrée, et puis hop, ça te fait monter ta peur, et toutes les choses inconscientes, toutes les croyances, tout ce qui attaché à cet événement revenait, remontait en mémoire dans ton corps, partout, partout dans ton monde intérieur. Donc, ta soeur te prend dans ses bras, elle est beaucoup plus grande que toi donc elle a pu te soulever facilement ...
Madi : oui, comme un sac à dos.
Sophie : comme un sac à dos, donc pour toi tu m'as dit que c'était un 10 quand tu te remémorais cette situation c'était un bon 10 et maintenant ? Donne-moi le chiffre qui te reste.
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